brevet 300 Ernée(53) 17 avril

Publié le par p'tit philou

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Pour mon deuxième brevet de 300 Km , j’ai choisi d’aller à Ernée en Mayenne , je me suis pré-inscrit en milieu de semaine , j’ai eu un très bon contact avec l’organisateur qui me transmets les éléments par mail.

 

Philippe, un copain vélocouchiste me contacte en fin de semaine, nous décidons d’y aller ensemble , rendez vous est pris pour samedi 19h, j’ai convié Philippe pour partager un plat de pâtes, nous irons ensuite sur place avec son camping car.

 

J’enregistre le parcours sur Openrunner et le transfert sur mon GPS. J’ai, avec l’expérience, mis en place une organisation pour préparer mes affaires selon deux thèmes : pour mon vélo et pour moi. C’est assez simple et à l’aide d’une liste, çà permet de ne rien oublier, il suffit simplement de faire des modifications en fonction de la saison et de la distance.

 

Samedi 20h30, mon coéquipier a un « peu » de retard, ma préparation de pâtes n’a pas « appréciée » le retard, nous nous mettons à table et nous récupérons un peu le « retard » sur notre timing prévu, en effet, Sébastien, un autre vélocouchiste, doit aussi nous rejoindre à  Ernée.

 

Nous arrivons sur place vers 21h45, on trouve un parking sympa avec des sanitaires à proximité mais j’ai un doute sur l’endroit, je vais en repérage, effectivement le local est dans une rue plus loin, nous reprenons le véhicule et trouvons une place à proximité du local du club de cyclo d’Ernée. Nous nous installons pour un bout de nuit, finalement, Sébastien arrivera juste avant le départ.

 

Réveil à 2h00, je suis déjà réveillé car j’ai entendu des bénévoles arriver. Pas de soucis, ayant déjà tout organiser avant, je me prépare rapidement et je vais au local pour prendre ma carte de route, je retrouve des têtes connues et entre autres Jean Louis, Bernard Peguin d’Esbly qui a fait 10 BRM 1000 en 2010 (j’ai u le plaisir de le connaître sur un d’eux).

 

Je retourne finir les derniers préparatifs et nous discutons avec les cyclos, toujours les mêmes interrogations par rapport à nos vélos, dernières consignes de l’organisateur, Sébastien finit l’installation de son éclairage, nous laissons l’ensemble des participants partir et nous prenons les roues.

 

Le départ étant assez roulant c’est un peloton de feux rouges qui s’allongent devant nous, nous devons être 5 vélocouchistes, avec Sébastien et Philippe, nous remontons les petits groupes et nous voilà derrière le premier groupe. On traverse Larchamp Km 10, la voirie est en travaux , suite à un saut, ma lampe se dérègle, arrêt obligatoire ! le groupe s’échappe, je tente de reprendre mais en vain, qu’importe il fait nuit, c’est clair de lune, la température est assez agréable et il y a du monde derrière, je vois des feux rouges devant moi, à l’entrée de Fougères Km 26, je les suis mais je m’aperçois qu’ils ne sont pas sur la bonne route, je fais demi tour, j’en profite pour faire une pause pour un besoin naturel, je préviens les suivants qu’il faut faire demi-tour, mais je suis le seul à le faire. Je retrouve des cylos hésitants dans Fougères, je les invite à me suivre, à la sortie de la ville, je suis seul, les cyclos ont un rythme moins élevé que moi.

 

L’allure est très bonne, le revêtement est très bon, je vois de nouveau des lumières rouges au loin, le premier groupe ? je m’en approche progressivement et la jonction se fait avant St Brice en Cogles Km 41, je ne reste pas longtemps dans le groupe, il s’agît en fait du deuxième groupe, mes deux collègues sont devant. Dans mon rétroviseur, je vois assez rapidement les lampes d’éloigner même si un d’entre eux tente de me suivre un moment, puis arrive un élément très perturbant : le brouillard ! pour l’instant, ce n’est que quelques nappes qui apportent beaucoup de fraîcheur, après Bazouges La Pérouse Km 58, le brouillard s’épaissi mais grâce à ma lampe, je ne suis pas trop gêné, la seul crainte étant de me trouver en face d’un animal nocturne…

 

J’arrive à Combourg, Km 73 lieu du premier contrôle, nous sommes accueillis par deux membres du club local, il est 5h30, je retrouve un groupe qui attend des coéquipiers et Sébastien qui bricole sur son vélo. Je pointe ma carte de route, je trouve ce dispositif très confortable, ceci dit, dans le règlement de l’ ACP, il y a d’autres moyens pour valider un passage de nuit dans une localité : la carte postale, le ticket d’un retrait bancaire, la réponse a une question posé sur l’endroit par l’organisateur…

 

Nous repartons tous ensemble, la sortie de la ville est très pénible le brouillard étant de plus en plus épais, les lunettes embuées accentuent la difficulté de la vision et demande une attention plus importante surtout en groupe.

 

A l’approche de Becherel Km94, je laisse le groupe filer, je monte à ma main, une nouvelle petite pause et j’attaque la belle descente, le jour pointe son nez. Je retrouve le groupe dans la commune d’Irrodouer, ils hésitent sur la direction, je leurs confirme que nous sommes sur le bon chemin, nous restons en retrait avec Sébastien, nous traversons Monfort/Meu Km 110 sans difficulté grâce au GPS, puis nous découvrons la zone de Saint Péran et ses éoliennes, un groupe nous rattrape, il s’agît du groupe qui nous avait lâcher, ils ne comprennent pas comment on peut être devant…

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Plélan Le Grand Km 130, 7h50, c’est jour de marché, les commerçants s’installent sur la place du village, nous retrouvons Philippe qui semble un peu émoussé d’avoir tenté de suivre les « rapides »,  je pointe dans une boulangerie, et nous nous retrouvons dans le bar à côté autour d’un bon café, les conversations vont bon train avec les tenanciers et les clients.

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Nous repartons tous les trois sur nos vélos couchés après avoir créer l’attraction sur la place, Sébastien ayant un petit coup de pompe, c’est malgré tout à bonne allure que nous poursuivons notre route, le soleil est de plus en plus présent et la température devient plus clémente. Nous rattrapons un cyclo isolé, un Lavallois ayant déjà 2 PBP en 1991 et 1995, préférant rouler à son rythme.

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Guéméné Penfao Km180, 10h00, nous retrouvons le groupe devant finissant sa pause, nous pointons et reprenons notre route vers l’Est, le vent se lève, mes compagnons m’incitent à mener le groupe, le profil et le revêtement parfait me font lâcher les chevaux, le compteur reste entre 30 et parfois 45 km/h, mes compagnons éprouvent le besoin de souffler, je laisse donc un peu le relais de temps en temps, mais avant d’arriver à  Châteaubriant, Philippe a un coup de pompe à son tour, le rythme baisse.

Châteaubriant, lieu de contrôle Km 218, 11h35, nous recherchons un endroit pour prendre un sandwich, nous trouvons un PMU, nous nous installons à l’intérieur car le vent est assez frais,

surprise quand la tenancière nous apporte les sandwichs, il y a 6 morceaux, elle nous explique que c’est normal, adresse à retenir !

Nous savons que nous devons encore affronter le vent de face jusqu’à Pouancé pendant 15 km, en ce début d’après midi, le vent est de plus en plus fort, nous rattrapons des cyclos souffrant du vent et visiblement fatigués par un départ trop rapide…

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A la sortie de Pouancé, nous entamons un partie très linéaire mais vallonnée, Philippe semble un peu juste et nous nous éloignons rapidement, nous avons un plan avec Sébastien, on file jusqu’au village suivant et nous allons l’attendre mais après avoir attendu une dizaine de minutes nous demandons aux cyclos qui passent si ils n’ont pas vu notre ami, « si, si il est allongé sous un cerisier » , l’apprentissage des longues distances commencent…nous le contactons et lui faisons croire que nous sommes à 15 km devant, il nous dit qu’il repart.

Mais 10 minutes plus tard, toujours personne, nous le contactons à nouveau, « j’arrive », nous sommes cachés tel des enfants prêt à faire une farce, on s’en amuse déjà . le voilà qui passe,

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nous attendons un peu et nous reprenons la route, on essaye de le garder en ligne de mire mais pas trop prêt non plus, de vrai gamin, nous faisons des prédictions sur l’état de forme de notre ami après une sieste de plus de 30mn ! nous le rattrapons 15 km après et nous sommes assez fière de lui raconter notre plan.

 

La fin de parcours est assez vallonnée, nous croisons une randonnée de voitures anciennes qui offre toujours des souvenirs de jeunesse

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nous approchons de la fin de notre brevet, nous arrivons à 16h30, nous sommes très bien accueilli par les organisateurs et nous profitons d’un casse croûte pour discuter avec d’autres cylos arrivés peu avant.

 

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318Km             11h32        27,55km/h

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